L'hymne national : La Marseillaise

 

A l'origine, "La Marseillaise" est un chant guerrier écrit par Rouget de L'isle le 26 avril 1792 pour l'armée du Rhin qui envahit l'Autriche. Elle s'appelait alors "chant de guerre pour l'armée du Rhin".

 

   Rouget de L'isle chantant "La Marseillaise" dans le salon de Dietrich, maire de Strasbourg

 

Elle est adoptée le 14 juillet 1795 comme hymne national français. Beaucoup de Français pensent que les paroles sont très agressives. Certains proposent même d'en changer certaines qui n'ont plus lieu d'être car, selon eux, elles incitent à la haine.

PAROLES DE LA MARSEILLAISE

Refrain

Aux armes, citoyens ! Formez vos bataillons ! Marchons, marchons ! Qu'un sang impur... Abreuve nos sillons

Couplets

I) Allons ! Enfants de la Patrie ! Le jour de gloire est arrivé ! Contre nous de la tyrannie, L'étendard sanglant est levé ! (bis) Entendez-vous dans les campagnes, Mugir ces féroces soldats ? Ils viennent jusque dans vos bras, Egorger vos fils, vos compagnes. (Refrain)

II) Que veut cette horde d'esclaves, De traîtres, de rois conjurés ? Pour qui ces ignobles entraves, Ces fers dès longtemps préparés ? (bis), Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage ! Quels transports il doit exciter : C'est nous qu'on ose méditer, De rendre à l'antique esclavage ! (Refrain)

III) Quoi, Des cohortes étrangères, Feraient la loi dans nos foyers ! Quoi ! Des phalanges mercenaires Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis) Dieu ! Nos mains seraient enchaînées ! Nos fronts sous le joug se ploieraient ! De vils despotes deviendraient Les maîtres de nos destinées ! (refrain)

IV) Tremblez, tyrans et vous, perfides, L'opprobre de tous les partis ! Tremblez ! Vos projets parricides vont enfin recevoir leur prix. (bis) Tout est soldat pour vous combattre. S'ils tombent, nos jeunes héros, La terre en produira de nouveaux. Contre vous tous prêt à se battre. (refrain)

V) Français, en guerriers magnanimes Portons ou retenons nos coups ! Epargnons ces tristes victimes, A regret, s'armant contre nous ! (bis) Mais ce despote sanguinaire ! Mais ces complices de Bouillé ! Tous ces tigres qui, sans pitié, Déchirent le sein de leur mère ! (refrain)

VI) Amour sacré de la Patrie Conduis, soutiens nos bras vengeurs ! Liberté ! Liberté chérie. Combats avec les défenseurs ! (bis) Sous nos drapeaux que la Victoire Accours à les mâles accents ! Que les ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire ! (refrain)

COUPLET DES ENFANTS

Nous entrerons dans la carrière, Quand nos aînés n'y seront plus : Nous y trouverons leur poussière Et la trace de leurs vertus. (bis) Bien moins jaloux de leur survivre que de partager leur cercueil Nous aurons le sublime orgueil De les venger ou de les suivre. (refrain) Enfants, que l'Honneur, la Patrie, Fassent l'objet de tous nos voeux ! Ayons toujours l'âme nourrie Des feux qu'ils inspirent tous deux. (bis) Soyons unis ! Tout est possible : Nos vils ennemis tomberont, Alors les Français cesseront de chanter ce refrain terrible : (refrain)

 

Le "couplet des enfants" n'est plus chanté mais on comprend en le lisant que ce chant n'avait pas pour vocation à devenir l'hymne national ; il a bien été écrit pour une circonstance de guerre et voué à disparaitre ou plutôt à n'être qu'un chant militaire comme un autre.

 

Je vous propose la version merveilleusement interprétée par Roberto Alagna lors d'un défilé du 14 juillet devant Mr Jacques Chirac, alors Président de la République.

 

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